4

Qui, diantre, a inventé le doute ?
# Posté le lundi 17 mars 2008 12:46

3.

Il y aura toujours un truc qui n'ira pas.
Malgré tout, cette pluie de printemps signe un renouveau fort agréable.
Les essentiels : Un coin paumé pour oublier.Un bout de cheminée.De vieilles histoires auxquelles songer.Ces idées qu'on se fait du Grand siècle.S'évader dans les mots, sur un ridicule coussin à l'usure incontestée.Garder un peu de soi-même.La garde robe de Carry Bradshaw.Et puis les autres.
Ca , ou rien.
ah j'oubliais. Rachmaninov
# Posté le dimanche 16 mars 2008 07:10
Modifié le dimanche 16 mars 2008 14:21

2.

Désormais bien trop loin de tout rationalisme, sous l'emprise d'une intime conviction rassénérante mais bouleversante à la fois. Bouleversante pour le renouveau de ma perception auquel elle a largement contribué. On discerne peu à peu les inepties du jeune âge, une complexité qu'il entretient, et ce superflu qui le ronge. (Note : mon inconscient synthétise dangereusement et malgré moi cette vile odeur de nuggets). On constate le ridicule de nos agissements ostentatoires, et l'on démystifie certains. Finalement, c'était l'opportunité d'une prise de recul précieuse, permettant de relativiser l'autre par rapport à sa personne, de faire couler l'enrobement dont ils s'étaient munis et de réajuster la valeur de son être par la même.
Tous s'est réduit magistralement. Tout s'est simplifié.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 15:59

1.

Tout redémarre toujours. Comme l'escargot s'isole dans son abri, ou le Bernard-L'hermitte, voleur de coquille, qui ne se lasse jamais d'en changer. On feint, on croit changer, et on repars de plus belle. Et pourtant, ce sont toujours les mêmes questions et dilemmes qui chargent. Il y a toujours ces moments d'euphorie, et puis de longues semaines d'hermétisme, sorte de repli mécanique sur soi-même causé par l'angoisse de l'à venir.. On s'en nourrit, on l'adopte, en oubliant de s'en défaire..
Passons.
"L'idée, commune autrefois, d'une abondance prochaine permise par la croissance reposait en fait sur une conception erronée de la nature humaine : elle supposait que, dans leurs activités économiques, les hommes agissent de façon rationnelles en vie de la satisfaction des besoins de nature essentiellement physiologiques, ceux-ci étant par définition finis. Or la motivation réelle des actions humaines est très différente, et ce depuis toujours. Au delà de la satisfaction des besoins physiologiques, nos appétit insatiable de consommation est lié en particuler au phénomène que le philosophe français René Girard place au c½ur de la dynamique sociale : la rivalité mimétique. Vouloir en permanence ce que l'autre possède ou désire. Le développement de la monnaie et de l'activité économique permettant simplement de traiter de façon moins violente cette question qui, du temps de Caïn et Abel, se réglait de manière plus expéditive ... [...] Aujourd'hui les multinationales jouent à fond sur l'effet Veblen (NDLR : L'ostentation serait un moteur puissant de la consommation et donc de l'activité économique ; on constate ainsi souvent que plus le prix d'un bien augmente, plus sa demande s'accroit) : elles tendent en permanence les ressorts de l'ostentation et de la rivalité mimétique pour accroître leur vente, par le biais notamment, de la publicité. [...] On aurait tord cependant de considérer que le capitalisme aurait inventé ces travers alors que dans le passé, nos ancêtres vivaient de façon frugale et respectueuse de la nature. L'ostentation a toujours été au coeur de l'activité humaine." A.E Mars 08
# Posté le vendredi 14 mars 2008 14:05
Modifié le vendredi 14 mars 2008 16:50